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La fiancé Yankee du Vénézuela
Rencontre avec la jeune avocate new-yorkaise qui a conquis Hugo Chávez en lui transmettant des rapports confidentiels américains. Son entrée dans le hall de l'hôtel Alba de Caracas ne passe pas inaperçue. En bottes de cuir noir et blouse échancrée sur un soutien-gorge rouge vif, Eva Golinger traverse la pièce d'un pas pressé et assuré, provoquant les regards et les commentaires. Un homme la prend par le bras et lui murmure: «J'aime beaucoup ce que vous faites, Eva.» La jeune femme sourit distraitement. C'est elle qui a choisi ce lieu de rendez-vous. Elle sait que dans cet ancien palace nationalisé par Hugo Chávez, elle ne rencontrera que des amis. «Je reçois beaucoup de soutien de la population, les Vénézuéliens sont très spontanés donc il arrive qu'on me crie "je t'aime" dans la rue, mais on m'envoie aussi des menaces», explique-t-elle. Personne à Caracas n'est indifférent à la petite Américaine aux boucles châtain qui sur son blog, lors de débats télévisés, d'émissions radios ou dans les colonnes du quotidien Le Courrier de l'Orénoque, dont elle dirige la version anglaise, n'a de cesse de vanter la révolution du XXIe siècle d'Hugo Chávez et de conspuer l'«Empire» (comprenez les Etats-Unis, son pays). |

