Chili, 33 femmes dans une mine
Elles menacent d'entamer une grève de la faim par 500 mètres de profondeur.
Pour défendre l'dans les zones sinistrées par le séisme et le tsunami de février, 33Chiliennes se sont retranchées depuis mardi au fond d'une mine désaffectée, près de la ville Lota, à 500 km environ au sud de Santiago.

 

 

 

Cette mine de charbon dite «Chiflon del Diablo», qui n'est plus exploitée depuis les années 90, a été transformée en site touristique, aux galeries ouvertes aux visiteurs. Le groupe de femmes, qui dit représenter plus de 12.000 personnes dans le centre-sud du pays, réclame la réactivation et l'inscription au budget 2011 d'un plan d'emploi d'urgence, pour des travaux de déblaiement et reconstruction. Selon elles, ce plan a permis à des milliers de foyers sinistrés de tenir en 2010.

«Nous avons essayé beaucoup de choses pour qu'on nous prenne en compte, mais le  ne nous a pas écoutées, alors nous sommes réduites à cette mesure de force», a déclaré Brigida Lara, une porte-parole du groupe à la surface, citée par le site  du quotidien La Tercera.

33, comme à San José

Le choix du nombre, 33, s'inspire directement du nombre de mineurs bloquées par un éboulement à San José, et dont le monde entier a suivi le calvaire pendant plus de deux mois. Le 13 octobre, ils avaient été ramenés sains et saufs en surface lors d'un sauvetage spectaculaire.

Les 33 femmes ont demandé une réunion avec l'archevêque de Concepcion, Mgr Ricardo Ezzati, et l'intendante régionale (équivalent d'un préfet), Jacqueline Van Rysselberghe. La police était présente mardi, en fin de journée, en surface de la mine.

Le séisme et le tsunami qui ont dévasté une partie du littoral et des villes du centre-sud du Chili le 27 février ont fait 521 morts et 56 disparus, et causé des dégâts évalués à 30 milliards de dollars (22 milliards d'euros).