Dilma Roussef à la tête du Brésil

Depuis ce week-end, l’avenir du Brésil s’appelle Dilma Rousseff, qui est la première femme à accéder à la tête du Brésil. Elle hérite du bilan en partie excellent de son prédecesseur, Luiz Inácio Lula da Silva.

Le Brésil, immense empire anciennement chaotique, est devenu une démocratie stable. Ses réserves de devises sont plus importantes que ses dettes et à ce train là, la cinquième plus grande nation du monde pourrait devenir dans quelques années la cinquième plus grande puissance économique du monde. Cela dit, poursuit le quotidien, Lula n’a pas non plus réinventer le Brésil. Il transmet aussi à sa dauphine les vieux problèmes du pays, notament les 30 millions de Brésiliens qui vivent dans la misère, un système scolaire désastreux, un taux de criminalité explosif. C’est pourquoi, conclut le quotidien, Dilma Roussef va devoir faire plus que de copier simplement son mentor. Pendant toute sa campagne Dilma Roussef a promis de poursuivre la politique de Lula, écrit die Welt. Mais il lui manque son charisme et sa souplesse. C’est pourquoi de nombreux Brésiliens craignent qu’elle se montre plus dure envers les opposants. Et puis il ne faut pas oublier qu’elle aura, en plus du reste, l’immense tâche de préparer le pays à recevoir la Coupe Mondiale de football en 2014 et les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016.