Ingrid Betancourt n'attaque pas l'état colombien
Ingrid Betancourt, l'ex-candidate à la présidence colombienne dont les six années de captivité aux mains des Farc et la libération en 2008 ont retenu l'attention internationale, a renoncé à poursuivre l'Etat, initiative qui lui était vivement reprochée.
L'ancienne otage franco-colombienne a retiré sa demande de 6,8 millions de dollars de dommages et intérêts face au tollé d'indignation qu'elle a soulevé en Colombie. "L'affaire est close", a déclaré un représentant du parquet général. Responsables, journalistes et blogueurs avaient accusé Betancourt de chercher à tirer profit de ses épreuves passées. Betancourt, qui a été détenue dans la jungle de 2002 à mi-2008, avait insisté lors d'une interview à la télévision colombienne sur la responsabilité des pouvoirs publics dans les événements ayant abouti à son enlèvement par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).