Le métro toujours paralysé à Madrid

Le métro de Madrid est toujours paralysé, au troisième jour d'une grève organisée pour dénoncer les mesures salariales prévues par le plan d'austérité adopté par le gouvernement espagnol.

Ce plan, destiné à dégager 15 milliards d'euros d'économies, prévoit notamment une réduction de 5% du traitement des fonctionnaires. A l'origine, cette mesure ne devait pas s'appliquer aux compagnies de transports publics, mais les autorités madrilènes ont décidé de l'étendre aux salariés du métro.

La reconduction ou non de la grève doit être décidée en fin de matinée, tandis que selon les estimations, près de deux millions d'usagers sont touchés par ce mouvement social.

Le responsable des transports de la capitale espagnole, Jose Ignacio Echevarria, a critiqué les grévistes dans un entretien publié mercredi dans El Pais.

"Il n'y aura aucune négociation tant que le service minimum ne sera pas appliqué", a-t-il dit, rappelant que cette disposition était inscrite dans la convention collective des salariés comme obligatoire.